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Peur de ne pas être aimé(é)

Difficultés relationnelles, comportements de suradaptation, difficultés à se positionner, à (re)prendre du pouvoir sur sa vie, à assumer ses valeurs, ses convictions, attitudes inappropriées, sacrificielles, colères disproportionnées, possessivité, jalousies, addictions, tristesse, dépression etc...une liste non exhaustive.

A l'origine de tous ces maux? La peur.

Cette grande peur enfantine de ne pas être aimé. De se sentir rejeté, délaissé, abandonné. Elle même responsable de ce fameux manque de confiance en soi, manque d'estime de soi...

Une peur qui immanquablement nous touche tous à un ou des moments de notre vie.

Pour certain(e)s, elle peut les entraver, les emprisonner durant toute une vie. Empoisonner leur corps à petit feu, le rendre symptomatique, malade.

Une fois devenu adulte, pour la majorité des personnes, le lien entre leurs souffrances, leurs comportements délétères et cette peur enfantine est loin d'être conscient. Quand bien même cette conscientisation est présente, elle peut ne pas être acceptée, admise. Difficile en effet pour un adulte de reconnaître cette peur de ne pas être aimé. Cela reviendrait à admettre une certaine fragilité, sa sensibilité, sa vulnérabilité. La partie "ego limitant" passe par là.

Une certaine culture occidentale basée sur la compétition donc sur la comparaison avec autrui dès l'école maternelle ne favorise pas la reconnaissance et l'acceptation de la personne dans son émotionnel qui lui permettrait de danser avec plutôt que de lutter contre.


Lorsque les aspirations, la créativité, la communication, les désirs, les besoins, les attentes sont régulièrement refoulés dans cette crainte, cette peur de ne pas être aimé. La reconnaissance de soi, indispensable pour enfin avancer dans sa vérité, son authenticité, ne peut être validée. Cette négation de soi est à l'origine de toutes ces souffrances citées plus haut.

La plupart d'entre nous pourront s'accorder à dire que la fidélité par exemple est une valeur importante. De quelle fidélité parlons nous lorsque pour être loyal, fidèle à l'autre, à autrui, on passe son temps à se renier et donc à être infidèle à soi-même dans qui l'on est véritablement ?


Dans le processus d'évolution d'une personne, dans les comportements qu'elle souhaite changer, transformer, cette question sur la peur enfantine de ne pas être aimé est un axe important dans l'accompagnement thérapeutique. Pour ma part je dirais même qu'il est souvent la base pour beaucoup de personnes dans l'amorce d'une transformation à venir. Selon les situations, les vécus, ce travail sera accompagné dans toute la subtilité et l'éthique nécessaire à l'écologie de la personne, assurant le rythme juste pour elle dans les liens qu'elle met en lumière, ses prises de consciences et des transformations qu'elle opère vers une maturité émotionnelle et sa liberté d'être.


Comme pour la plupart de mes écrits, ce post s'appuie sur mes propres expériences de vie, celles de mon entourage plus ou moins proches et de celles que les clients m'amènent lors des séances en thérapie



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